22.7.12

La fois où je me suis fiée sur la SÉPAQ

Fort emballée de renouer la tradition canot-camping avec nos amis de l'Ouest, j'ai décidé que nous allions essayé un nouveau site au lieu de refaire toujours les mêmes. La Sépaq était à mes yeux, un organisme fiable pour se permettre d'explorer de nouvelles avenues nature. À voir leurs photos sur le site, ça a l'air enchanteur. Direction parc Frontenac, dans le coin de Thedford-Mines. J'y ai réservé le camping 1A de l'Ours, secteur Sud donnant sur le Grand Lac St-François. Comme on devait réserver par téléphone, j'ai parlé à deux reprises à un agent d'information au centre d'appel, qui m'a assuré que nous avions une bordure de sable, assez pour mettre le pied à l'eau. Il aurait eu le temps en masse de me donner les informations qui manquaient... et qui ne sont pas sur le site !

Le jour X, on a hâte aux retrouvailles. Enfin arrivé à l'accueil, on parle avec l'agente. Je suis un peu préoccuppée par le fait que les maisons sur le chemin sont encore très proches de l'entrée. J'ai peur à l'invasion. "Bien madame, c'est un lac provincial, alors les riverains y ont accès aussi".  Des riverains ? Tiens donc. Je m'inquiète un peu, mais je me dis que la Sépac sait offrir des coins rustiques qui nous permettent de vivre et d'apprécier la nature. Nous descendons au quai.... Je hurle en mon fort intérieur. Et puis tiens, je sacre en mon for extérieur.  Un Seedoo y est stationné, la madame est venue s'acheter une casquette et repart dans un vrombissement de... Seedoo !! Et là, je découvre l'étendue de la farce. Nous sommes sur un lac hyper achalandé par une flotte de bateaux de toutes sortes. En pagayant vers le site, nous constatons que nous sommes dans le coeur de l'action parce que notre terrain est celui qui est le plus près des chalets. Déprimant. Nous accostons sur une grosse roche, avec un bel escalier en béton. Où est le sable dont m'ont parlé les deux agents ? Sur des cartes où seulement eux ont l'accès, et qu'on ne peut évidemment pas vérifier. C'est ma parole contre la leur.

Nos comparses nous attendent assis sur l'escalier de béton. Ils rient. Et moi j'ai envie de rentrer sous terre. Je m'en veux de ne pas être retournée dans les Hautes-Gorges. Ils me font une visite des lieux et nous montre en guise de bienvenue une belle pancarte : cuisine communautaire. Deux foyers pour 4 tentes et à 15 pieds l'un de l'autre. Que dire des campings très serrés les uns sur les autres. Ce que je comprends, c'est que finalement, nous serons plutôt 8 sur ce terrain sans aucune intimité. On vient de remplir les coffres de 400 $ pour vivre dans une commune ! Pour moi un site dit "rustique" équivaut à une bécosse sèche et un emplacement pour le feu. En contre-partie, je choisis ces sites aussi pour être éloignée des gens, du bruit et de la proximité. Je suis furax contre le manque de transparence de la Sépaq, c'est à la limite de la malhonnêté! Avoir eu ces informations par les agents, jamais jamais jamais je n'aurais loué un tel site. Oh well, on s'est installé, bu un verre et on a craint la venue des autres occupants. Tsé si ce sont des morons avec qui tu ne t'entends pas, on est collé sur leur table à pique-nique. No escape possible, à moins d'aller manger dans le milieu du lac... parmi les bateaux ! Nous avons été chanceux pour le voisinage : une famille avec 3 enfants fort respectueux et ils ont même partagé la banique qu'ils avaient fait cuire sur le feu. D'ailleurs les 2 étoiles du séjour sont allées aux bécosses et à nos voisins sympas !

Le lendemain on a arpenté le lac en canot et il y avait quelques beaux points de vue, mais une seule et minuscule plage... bondée... Nous avons fait le tour pour découvrir les autres sites. Bien que plus reculés, à mon avis, aucun ne bénéficie de tranquillité car les bateaux sillonnent tous les racoins du lac.  Gaspillage de nature. 

Lors du retour vers 17h, l'achalandage était tel sur le lac qu'on se serait cru sur le Grand canal de Venise, en se demandant si on allait pas se faire frapper par tout ces bateaux vrombissants, en pagayant tant bien que mal dans toute cette houle. Plus tard en soirée, on a même eu droit à des feux d'artifices. Gracieusement offerts par les riverains! Il ne manquait plus que l'apparition du ponton disco comme le disait si bien mon ami François. Puis vers minuit, le calme est revenu assez pour entendre un magnifique concert de huards... supplanté par les voix de pêcheurs qui avaient installé leur embarcation à proximité de notre campement. Et le lendemain ? Rebolote avec les bateaux très tôt en matinée. On a déjeuné pis on a sacré notre camp rapidement. La mauvaise blague avait assez duré.

La morale de cette histoire ? N'ayez pas peur de poser beaucoup de questions lorsque vous réservez auprès d'un agent, car ils pourraient omettre "quelques" détails. Mais surtout leurs standards pourraient ne pas rencontrer les vôtres. J'en ris encore en écrivant ces lignes.

Brouette time -  du stationnement au canot


Vue du camping 1A - le poste d'accueil et un riverain à la dérive

Le  parking au site l'Ours - Sépaq Frontenac




Site l'Ours. Mais où est le sable promis ?




What ?


Vue du camping 1A - attention, nature sauvage !
Quelques points de vue
Le cap de roche blanc

Un huard


Un bout de sable... sous le soleil cuisant

Pause dans la paille


4 commentaires:

  1. Bonjour ! Votre week-end ne semble pas avoir été très tranquille... L'ambiance contemplative n'était pas au rendez-vous ! ;) J'ai bien rigolé en te lisant et je prends bonne note... ne pas aller là pour montrer aux filles la nature sauvage du Québec !Bisous ! On papote ce week-end?

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  2. Bonjour,

    Dans vos commentaires, vous mentionnez qu'un préposé au Service des ventes et réservations ne vous a pas donné toutes les informations pertinentes à votre séjour en canot-camping.

    Il s'avère en effet que le site des Ours de la baie sauvage est un site de proximité habituellement réservé par des groupes de jeunes en initiation au canot-camping. Quant à la présence de bateaux dans la baie sauvage, cette information aurait également dû vous être donnée.

    Soyez assurés que nous accordons une grande importance à la justesse des informations transmises. Un suivi a donc été effectué auprès de l'ensemble des préposés du Service des ventes et réservation. Aussi, si vous voulez bien communiquer avec madame Suzie Veilleux au 418-486-2300, poste 223, il nous fera plaisir de vous offrir en compensation un séjour équivalent au site du Castor du Lac des Iles. Vous y trouverez le calme recherché, sinon que le chant du plongeon huard pour agrémenter vos soirée.

    Nous sommes désolés des inconvénients que vous avez pu subir et nous espérons vous accueillir à nouveau au parc national de Frontenac.

    Le directeur du parc national de Frontenac
    Eric Lessard
    418-486-2300, poste 222

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